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Voyage au Lexique [fréquence 21]

ciel

Alors, tête hors, la tenir, nageur, au-dessus des forêts dans un carré de peinture où l'air englobe tout le creux des choses, je respire, le poivré des broussailles en bas, la vase des ravines et tant d'un inconnu et ce qui est à taire des houles qui repaissent, toujours à la fenêtre s'encadre un chien rêveur. Le vide de soi, en maux de nuque, ventre, est dans l’œil affamé par son errance même, on cherche par va-et-vient tremblant un reflet qui traverse le blues des vitrines. Chaque être seul, amarré au vœu ou calcul que la nuit ne s'achève sans vision du plaisir tend jusqu'au cou vers l'embrasure à sa portée, puis sans se renoncer ne copule qu'avec les dévotes tristesses : où se trouve le promis de la bouche divine, là-haut, passé la mare du feu ? Peut-être que le vent qui sur la plaque imprime ces corps délités, le blanc d’œuf des coulures d'avions, parvient à le nommer, l'ajointant à une paternité si étrange qu'on n'y comprend rien, lui, dans son humble énormité d'au-delà, le royaume et nous dans les sépulcres lunaires.

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