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Poème d'amour et de Pygmésie (2)


plage - littoral Cameroun















nous avons fui les chutes
où se noient des touristes
pour une piste verte
malgré la saison
tu trouvais ça joli
passé le port marchand
et les alignements
d'un village idéal

la mer par moment
peut-être étions loin d'elle
la voici là pourtant
après le vieux pressoir
toujours aller devant
puis s'arrêter enfin et
qu'importe où nous sommes

plus clair que ta peau
le sable ventre d'oiseau
sous les arbres qui penchent
aucun bruit de ciel
ni d'eau à l'écart
dans le secret

l'horizon nous sépare
une chose inhumaine
un rien moins que l'écume
ou la forêt derrière
comme un tombeau

allons nous asseoir
sur la branche
près des éléphants
qui sommeillent

eux se souviendront
de nous du rêve
d'être ainsi

couchés dans le silence
à l'ombre

d'un chapeau



texte initialement publié sur Les Cosaques des Frontières

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