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Saison de verre 3


Il est seul au milieu des arbres de la forêt
Des grands arbres immobiles
Sous leur poids d’oiseaux remuants

Seul au bord de la ligne qui descend
Entre les grenadilles géantes
Il passe en lui-même doucement


Le long trait gris des palmiers
Dessine encore un peu le ciel
Sur un fond de lumière froissée

Quand à demi-mots l’on va seul et triste
Murmurer près de la statue blanche
Sous les fleurs vertes du manguier


Brouillons retrouvés
supplément au Journal de la brousse endormie

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