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notes à propos d'un paysage (13)

[Au bord de la route 10 j'ai vu à contre-jour une colonie de barbus chauves, il se peut que, mais ce sont eux qui s'agrippent en tous sens au tronc mort dans mon Serle & Morel et leur chrîp chrîp de voix.

Plus tard, la tête blanche d'un cossyphe petit, de quoi tenir durant des jours.]

Tout était vert sans cesse, j'imagine l’écœurement soudain de l'un, n'en plus pouvoir de n'avoir comme ciel que la peau de l'autre en avant de soi, une carte en détails de la surface humaine, qui cloque, qui pustule, et s'excavore aussi, noiraude à l'infini, ou sa vigueur, son salut, ce qui porte vers elle, au sein de la couleur du monstre s'arrêtant dans un cri à l'adresse des arbres : voulons voir ce que vous voyez, entendre ce que vous dites, quoi là-bas derrière la mer de vous ? eux qui se moquent que nous ignorions une onde même de leur pensée, et ce réprouvé d'entendre les radieux, les parlants à qui leur demande.

Tout est moins vert — désert avance — et la poussière, les autos,
que rarement désormais marchons en file indienne
et qu'on ne sait plus lire les dos
ni le silence

: chacun dans sa peau

4 commentaires:

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    1. merci Dominique pour votre "commentaire", je ne suis pas habile en cela (les commentaires), en revanche je m'y connais en torpeur...

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  2. Je vois un peu de ce que tu vois
    entends peu de ce que tu entends
    mais
    c'est présence
    forte
    merci

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    1. la poésie est présence, je crois, ou sinon qu'est-elle ? elle devrait en tout cas faire qu'advienne une présence ; suis heureux si tu vois et entends par le transport des mots

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