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notes à propos d'un paysage

En langue pas de paysage, n'avons trouvé de mot pour lui, non qu'il soit mutique mais on ne le dit pas, son refus ou en nous la peur de nommer plus grand que ciel, petite chose qui brille sur les frondaisons, et puis ce que les humains font qui est de prendre dans leurs mains fut si longtemps vocabulaire au cours de notre errance ; la forêt pas plus n'a de nom, elle et lui se confondent, sont corps qui nous enserre, aussi nous déclin(i)ons les gestes à sortir de l'étreinte, je fais, suis ou j'étais en train, sur le point, je commence à, ferai, déjà, et si nous prononçons l'esprit d'elle — de lui — c'est en nécessité d'entrevoir un passage. Le camp, le mur autour, les traces refermées derrière, ensuite vinrent les sentes qu'élargirent les chevaux, des routes avec leurs autos, des lignes qu'ignorait la mémoire ; ne connaissions que chemins d'eau, foulées de bêtes et nos mots dans le soir.

2 commentaires:

  1. et puis cette rupture d'anévrisme qu'est l'écriture. les chemins suintent et envahissent . alors tout paysage est une veine ouverte

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  2. on remonte d'abord par le sang puis l'esprit

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