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Ma vie au village - un autre intermède

Toi le village et moi depuis on ne se sent plus. Ma vie-là c'est de la broussaille, du bokassa, des détritus, une encrouture de marigot. Merci de m'avoir donné la parole mais si personne ne vient, c'est que tu es un pueblo de mierda. Pourtant jeudi surpassé, à l'orée de Mokolo, les abattoirs puaient toujours les douze boeufs sacrifiés du matin, j'ai fait quelques pas dans ton obscurité et vu que je t'aime encore. Alors pardon, redonne-moi la parole et ma nuit.


trouvé sur la route 10 
en allant à,











(mais changé le nom du lieu)
le terme maboya désigne une prostituée âgée
cette pancarte m'attriste #levillagevautmieuxqueça *
et toute maboya a droit au respect


* contradictoire avec ce qui est dit du village plus haut, 
mais lui, Garcia Marquez et moi nous nous comprenons.

5 commentaires:

  1. faire quelques pas dans l'obscurité de quelqu'un....****

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  2. mais du "bokassa", c'est quoi, à part un homme politique dont on se souvient ?

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    1. Le bokassa c'est aussi une herbe qu'on retrouve énormément au village. Elle est très envahissante et peu décorative. Aurais aimé connaitre son nom scientifique mais le jargon du village est trop ancré en moi @dhasselmann

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  3. Chromolaena odorata, herbacée parasite ; en Afrique de l'Ouest on l'appelle Sékou Touré

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