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Ma vie au village - 44

Lever de nuit avec la gratte aux plissures, démangeaison sur le cuir du passé, l'historique des vaccinations, le lavement du premier orage dans le septième jour sans lumière, comment dire qu'il y a quelque chose qui n'est pas, un rien que nous serions de mémoire étant né d'un trou le jour qu'Adam est allé chier et la question de la colère envers qui suis-je contre Kumba dans les cieux (qui m'empresse) ? contre soi réduit, dénimbé, zombi d'ombre pistée sous le flair des chiens, à son tour filant phanes, lumineux, fantasques, celle d'aller par des rues sans nom où, quand il n'y a pas de rues que personne ne t'appelle. 

Vitaille d'un moment, quelques traces de mer serties dans les rochers, entre dirait quelqu'un ce qu'elle dégueule aussi de filoche et de mousse immonde. On ne te demande pas si c'était beau ou quoi, l'intérêt porte sur le déplacement de soi, le sexuel du voyage, on part pour sortir d'elle qui te fatigue, voir des villes, les palans du port, des camions morts au bord des routes, tu ne dis rien de ce renversement qu'offre si peu une vie humaine, qui peut croire que c'est de l'amour, quelque chose de plus en l'air, comme un bonheur possible, tu ne dis rien ou que c'était bien et que les légumes sont chers mais au-dedans te bats contre la mort qui vient.

3 commentaires:

  1. parole qui tient la vie... elle ne dégueule que ses parts mortes

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  2. "Vitaille d'un moment", concrétion du temps.

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  3. Des traces, des odeurs.... des flashs...de mémoire et de lumière. C'est ainsi que je lis ces mots. Cathrinta

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