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Ma vie au village - 36

Le cadre est trop grand-étroit pour embraser le paysage (pratiquer l'ouverture à pointer le canon, la saignée dans le mur) et soi en faux réglage de mire, voulez-vous fermer fenêtre nouvelle étendue plane et blanche? le froid est revenu en cycle de poussière, vent qui grime l'écran on est face au vitrage, les lippes gercent et les yeux larmoient, avons grain dans le gosier, du tapioca de sable, pleuve de bois brûlé, on boit des escarbilles venues par alizé du monde en feu tout autour très loin, alors partir rester mais fuir le labo, compte-gouttes, solutions, ce genre de guerre qui t'use et jusqu'à fatigué marcher sur le chemin, passer des tortues endormies, des pelades de fauves couchés dans les branchages morts, des squelettes d'oiseaux à bec rendu ligneux. Sais-tu que cendre vient, qu'aussi la pensée s'incinère d'elle-même, que l'esprit est en crémation, qu'on tambourine du deuil à la frontière, que si pourtant pourrait se faire que l'amour soit, que non, pas cette sorte-là vouée à trop de honte, au malheur, à la haine

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